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Histoire de la pointe de Saint-Vallier (suite)

 

En 1809, André Lavoie fait l’objet de saisie de ses biens pour dette impayée. Son voisin, Nicolas Bouchard (lot de la grange du domaine), fait l’acquisition de la terre lorsque le shérif du district de Québec procède à la vente. Il n’en profitera pas longtemps, car environ trois semaines plus tard, Xavier-Roch Tarieu de Lanaudière, un des coseigneurs de Saint-Vallier, exerce son droit de retrait seigneurial pour racheter à Nicolas Bouchard la terre de la pointe.

 

C’est suite à cette prise de possession que de Lanaudière fait construire tout juste à côté de la maison d'origine, une plus petite maison destinée à loger ses domestiques. Tel qu’il le mentionne dans une lettre adressée à son frère en juillet 1810, les deux bâtiments sont reliés par un passage couvert.

En 1812, Xavier-Roch de Lanaudière vend la propriété à ses sœurs Agathe et Charlotte-Marguerite. elles aussi coseigneuresses de Saint_Valiier.  En 1831, celles-ci, par une entente avec lleurs frères et soeurs, font reconnaître la propriété de la pointe comme étant roturière, leur étant propre et non reliée au domaine seigneurial.   À la même époque, leur frère Antoine-Ovide occupe en location la moitié de la maison de Louis Cauchon dit Laverdière au village de Saint-Vallier, arrangement inusité pour un coseigneur.  Il y décèdera em 1938.

 

En 1841, Charlotte-Marguerite de Lanaudière rachète du shérif la part saisie de sa sœur récemment décédée et devient unique propriétaire de la pointe.

 

En 1852, elle en fait don à son petit-neveu, John Young qui, à son tour, voit ses biens saisis et vendus en 1860, suite à une demande de séparation de biens faite par son épouse.

 

L’avocat Thomas Pope, qui en fait alors l’acquisition, sera maire de Québec de 1861 jusqu’à son décès en 1863.  Sa succession vend alors la propriété à Charles Alleyn, époux de Zoé Aubert de Gaspé, elle-même petite-nièce des demoiselles de Lanaudière. La pointe revient donc d’une certaine façon dans la famille, après une parenthèse de trois ans. Charles Alleyn  a été, lui aussi, maire de Québec, député, shérif du district de Québec et premier directeur de la prison des plaines d’Abraham en 1867. L'année précédente, il s'était fait concéder les lots de grève numéro 1 (au nord) et 2 (à l’est), depuis lors attachés à la propriété. Selon un plan de cette époque, une pêche est déjà tendue sur le lot numéro 2, au sud-est des crêtes rocheuses.

 

Souvenons-nous que l’habitation était composée de deux maisons. C’est fort probablement sous Charles Alleyn dans les années 1860 que l’architecture des deux maisons est harmonisée pour donner au bâtiment le gabarit qu’illustre le corps principal de la maison Amos.

À son décès, sa succession vend la propriété au pêcheur Thomas Lemieux, né à Berthier dans l'anse de Bellechasse sur l'actuel chemin des Roy.  Le pêcheur exploitait alors déjà la pêche  de Charles Alleyn. Il aura été aussi le premier à occuper la maison en permanence depuis 1840.  En novembre 1906, il vend à son tour la terre au notaire Félix-Alphonse LaRue, se gardant le droit de pêche. Le notaire LaRue, qui avait déjà fait l’acquisition du lot 7 (lot de la grange) un mois plus tôt, engloutira une somme colossale dans la propriété, faisant ériger dès 1908 l’immense terrasse qui surplombe la pointe à l’extrémité nord-est du domaine. Il fera aussi réaménager l'intérieur du manoir, finir l'étage, construire une chapelle privée et une cuisine d’été. Trop endetté par tous ces travaux, il est saisi à son tour en 1912 et perd la propriété.

Thomas Duchaîne, marchand rentier de Québec s’en portera alors acquéreur avant de la revendre à son fils Alexandre trois ans plus tard.  Ce dernier est toujours lié au droit de passage exercé par Thomas Lemieux pour la pêche. Un procès opposera les deux parties qui ne s’entendent pas sur l’emplacement de ce passage.

Le 26 avril 1923, Alexandre Duchaîne vend la propriété à Mathilde Beaudry, épouse d’Arthur Amos. Mathilde Beaudry est la fille de feu Victor Beaudry, homme d’affaire montréalais qui a fait fortune aux Etats-Unis. Les Amos feront à leur tour des travaux considérables à cette maison de campagne, notamment avec l’ajout d’un corps de deux étages adjoint à la cuisine d’été, reculée d’une vingtaine de pieds, et avec la construction d’un solarium. Des aménagements importants seront apportés aux terres : jardins ornementaux avec étang, potagers, vergers, terrains de croquet et de golf, petit lac avec îlet, etc.  La propriété connaît son âge d'or dans les années 1930-1940.

Après le décès de Mathilde et Arthur Amos (1948 et 1950), les enfants Amos (Gabrielle, Thérèse, Monique, Jacques et Robert) en héritent et font quelques rénovations: réfection du mur de soutènement, réaménagement de l’étang, rénovation du solarium et de la galerie. Monique et Thérèse se départissent de leur part en 1964. La rallonge contenant la cuisine sera démolie en 1975. En 1973, le garage sera déménagé dans une clairière au nord du domaine et réaménagé en chalet.

Après le décès de Jacques Amos en 1996, Gabrielle et Robert décident de céder le domaine à deux organismes sans but lucratif privés, oeuvrant à la protection du patrimoine (L’Héritage canadien du Québec, pour les terres et bâtiments) et de la nature (Conservation de la nature Canada, pour les lots de grève et la gestion des terres). Cette entente est signée en 1999. Suivra  la mise sur pied de la corporation qui assure l’animation de ce site exceptionnel. En 2011, L’Héritage canadien du Québec réalise d’importants travaux de restauration qui redonnent à la maison Amos sa splendeur des années 1930.

Yves Guillet

 

DOMAINE  

POINTE 

DE

SAINT-VALLIER

Le domaine... une pointe,

un fleuve; un manoir, une histoire.